Mines paysannes - Musée de la mine
Vidéo de découverte de la Mine de la Cabane
Fréquence Mistral :
Guide accompagnateur, Yvon Colomban répond aux questions de Laura Giraud durant la visite des galeries. Retrouvez l'interview en cliquant sur le lien.
Exposition permanente : « Ceux de la charbonnière »
Y sont rassemblés les objets usuels utilisés par les mineurs-paysans de la commune pour l’extraction, le transport et la consommation du charbon.
L’activité minière débute à Villard Saint Pancrace dans les premières années du XIX siècle.
L’exploitation est destinée au marché local. Le plus souvent, le charbon se présentait sous forme de poudre, la « molle ». On le brûlait alors dans un poêle en fonte « Grenoblois n°5 ». Pour cela, il fallait d’abord le pétrir avec de l’eau dans une gamatte à l’aide d’une pelle en bois, car le métal était attaqué par le mélange eau-charbon. C’était le « pétri » qu’il fallait tisonner et qui dégageait assez souvent des odeurs sulfureuses source d’intoxications. Si l’allumage en début de saison était laborieux, par contre, la suite ne posait pas de problème, car le poêle n’était jamais éteint. Le charbon était conditionné par l’usine à boulets de la Tour.
L’hiver, le charbon extrait servait à approvisionner les écoles, l’hôpital et divers particuliers. Le transport se faisait à dos de mulets ou avec des tombereaux.

Pendant la guerre de 39-45, les exploitations minières fonctionnaient à plein régime. Les ouvriers étaient employés comme mineurs de fond ou pour assurer le transport du combustible jusqu’à la gare. Il fallait alors charger (parfois seul) 20 tonnes de charbon dans les wagons SNCF, avec une pelle pour seul outil. C’était très pénible.
Durant cette période, les mineurs de fond bénéficiaient de tickets de travailleurs de force. Pour leur éviter d’être envoyés en Allemagne dans le cadre du STO (Service du Travail Obligatoire), les jeunes étaient embauchés comme mineurs de fond… pour la forme. Un certificat de travail leur était alors délivré par le gérant.
La majorité des galeries étaient exploitées par des particuliers, souvent des mineurs paysans, regroupés dans la concession autour d’un gérant élu. L’extraction du charbon s’y faisait au pic, au fleuret et à l’explosif. Rares étaient les exploitations qui disposaient de matériels mécanisés. La plupart de ces exploitations ont cessé de fonctionner dans les années 60, mais à Villard Saint Pancrace, l’une d’entre elles était encore en activité en Décembre 1987.
Rappelons que des visites guidées, permettant de pénétrer dans une galerie sont organisées pendant les périodes de vacances scolaires ou sur demande pour des groupes constitués.
Les fours à chaux
Le plus connu est celui de la route de la Croix de Bretagne. Hélas ! il est seul dans son genre pour les raisons suivantes :
- il est construit avec des pierres calcaires absentes dans le secteur,
- la gueule est faite de briques (un luxe !) qui forment une voûte.
L’explication de cette singularité nous a été donnée par Félix CLEMENT, chaufournier entre 1940 et 1945 : les blocs de calcaire étaient amenés par le transport par câble militaire du fort de la Croix de Bretagne. Il s’agissait d’un va et vient, la benne pleine de blocs calcaires provenant du fort, faisait remonter la benne chargée de matériel militaire.
Dans la plaine de Villard St Pancrace, nous avons inventorié une dizaine de fours beaucoup plus typiques et de plus petite taille
Un peu de chimie
La chaux (qu’il ne faut pas confondre avec le plâtre) provient de la décomposition des calcaires. Il se dégage du dioxyde de carbone (gaz carbonique). Mélangée à l’eau, la chaux obtenue (chaux vive) "foisonne" et finit par donner de la chaux éteinte. Celle-ci fait prise avec le dioxyde de carbone et non avec l’eau comme les ciments. On l’utilise comme mortier, enduit, badigeon ou désinfectant
Des techniques différentesNous avons largement exploré les archives départementales et communales et avons recueilli des témoignages écrits (Raymond JEVODAN) et oraux (François PAYAN et Félix CLEMENT). Ils montrent que les techniques de chauffe n’étaient pas les mêmes dans la vallée de la Guisane et à Villard St Pancrace. Dans le 1° cas, les fours possédaient une cheminée centrale (matérialisée par un tronc d’arbre) qui permettait d’activer le tirage, au moins au départ. Rien de tel à Villard St Pancrace : les fumées s’évacuaient en passant par les espaces ménagés entre les pierres à chaux.
Structure des fours à chaux Briançonnais
Ils comportent :
- une "marmite" conique dans laquelle on disposait les pierres calcaires (les "pierres bleues") et le combustible,
- une "gueule" dont le toit était formé de linteaux en pierre, qui permettait d’allumer le feu et d’assurer le tirage.
- un "foyer" au contact entre la gueule et le fond de la marmite. Une grille, formée le plus souvent de morceaux de rail, y était disposée.
Depuis 2 ans, une association a été créée afin de sensibiliser lapopulation locale pour la sauvegarde du moulin de Sachas.
En réponse à ce projet actif, la commune de Villard St Pancrace a entrepris l’acquisition par D.U.P. du moulin de Sachas et un projet de collaboration a vu le jour entre cette association et la commune. La commune, propriétaire futur de ce bâtiment, a décidé de confier sa gestion à l’association. La commune aura en charge la restauration du bâtiment et l’association s’occupera de la machinerie.
Pour plus d’information sur le moulin, une exposition sur son histoire a été réalisée en aout 2016 dont vous trouverez joints à ce projet les différents panneaux réalisés.
Le partenariat a permis de protéger efficacement le Moulin de Sachas, d’accroître l’intérêt du public pour ce patrimoine culturel et de renforcer la coopération entre diverses associations existantes autour des sujets relatifs au patrimoine de Villard St Pancrace.
Le Maire a réitéré son appréciation pour les modalités de collaboration et de coordination choisies. Il a également indiqué qu’après un bilan de la gestion municipale à mi-parcours de l’actuelle mandature, la revitalisation du Moulin au profit du quartier de Sachas et de tout le village est déjà une action réussie ; il existe de bonnes raisons de croire que l’effort de restauration complète peut commencer rapidement.
Après deux années de travail et de réalisations visant la mise en sécurité et la protection du Moulin, l’Association prépare avec la Mairie la mise en œuvre de la restauration du Moulin et les stratégies de financement et de partenariat correspondantes.
HISTORIQUE - Le moulin à restaurer
Ce moulin construit au milieu du XIXème siècle appartient à de multiples propriétaires suite aux différents héritages depuis plus de 250 ans, il faut donc les rechercher pour le mettre à l’abri des intempéries et le restaurer.
Une association fut crée par 19 propriétaires pour remplacer un moulin à pierres roulantes.
Chaque famille venait y moudre quelques sacs de grain sous sa propre responsabilité : blé , maïs, aussi avoine, orge et seigle pour la nourriture du bétail.
Descriptif : situé sur un terrain très en pente, le premier bâtiment fut construit au début du XIXème siècle en pierres et chaux vive sur une voûte sous laquelle circulait l’eau captée produisant l’énergie nécessaire.
Il était constitué de 2 meules, un arbre métallique et un arbre en bois recevant 20 palettes d’une forme galbée destinée à faire résistance à la force de l’eau. La meule supérieure fixée sur l’arbre métallique tournait horizontalement ; l’autre creusée de saillies poussait le grain vers le centre pour être broyé entre les 2 meules.
L’alimentation était facilitée par une trémie fixée sur le plancher au-dessus des meules, dans lequel on versait le grain. La trémie était accessible par une échelle en bois que l’on escaladait donc avec les sacs de grains . La farine était rejetée par une goulotte dans un bac en bois puis passée au tamis pour séparer la farine du son.
Le moulin de Sachas
Le nouveau moulin actuel est constitué de deux meules, extrêmement plates, cerclées, et de palettes métalliques en fer galvanisé. Il est muni d’une grande trémie dans laquelle on pouvait engranger du grain pour toute la nuit. On y accédait par une porte , son écoulement était facilité par un secoueur qui permettait une alimentation fluide et uniforme.
La farine se déversait dans une goulotte placée sur le côté, et grâce à un système de poulies et d’engrenages montait, aidée d’un tapis roulant pour être enfin éjectée dans un tambour horizontal de 3 m de diamètre. Il était enveloppé dans une soie spéciale , très fine sur sa première moitié et légèrement plus grossière sur l’autre moitié ; Ceci donnait deux sortes de farine (1re et 2eme qualité) .C’est en bout de ce tambour que se déversait le son .
Tous les ans, une participation financière et une corvée étaient obligatoire pour tous les propriétaires. Celle-ci était consacrée à creuser les saillies sous chaque pierre et à remplacer les palettes cassées, les chenaux qui avaient cédé sous le poids de l’eau. Toute la famille participait aux différents travaux. Les enfants et les femmes s’occupaient du nettoyage du canal. Un tirage au sort désignait l’ordre de passage pour la distribution de la mouture.
Pendant la guerre de 1939, on pouvait y moudre du grain clandestinement, la nuit, alors que la mouture y était interdite, et ce jusqu’en 1942. C’est à cette époque que le moulin cessa définitivement sa mouture
D ‘après la mémoire de Raymond Jévodan et article d’Alpes et midi Janvier 2002.
La chapelle Saint-Nicolas

Elle se détache désormais du paysage après une restauration très réussie.
Un projet qui murissait depuis longtemps et qui devenait urgent car le gros œuvre connaissait des problèmes dus à son encaissement dans la butte et aux eaux de ruissellement.
Restaurée avec passion, dans le souci du moindre détail par les entreprises N. Peyrot et la Croix de Saint André, elle vient de reprendre sa place dans le hameau du Soubeyrand, dont elle fut épargnée du désastre en Août 44, un miracle pour nos anciens.
Cette chapelle a été édifiée au XVIIème siècle, (date figurant sur le bénitier), elle fut restaurée une première fois en 1737, la porte date du XIXème siècle. La chapelle est voutée d’arêtes. L’autel est en bois polychrome.
L’inauguration sera l’occasion de rassembler autour de Saint Nicolas toute la population du Soubeyrand.
Notre église
Histoire de notre église :
Lorsqu’on consulte les archives de l’abbaye d’Oulx, on apprend l’existence d’une église placée sous le vocable de Saint Pancrace en 1168 et qui servit d’église paroissiale à ce village. En 1542, l’église de Villard Saint Pancrace fut construite dans le style roman sous la direction de l’architecte Ristolani, dont le nom figure sur le pilier gauche du portail. A noter que les habitants de Villard Saint Pancrace participèrent à sa construction, notamment en allant tailler des pierres dans la carrière de Rocher Blanc avant de les redescendre en "ramasse" (sorte de grosses luges bien connues des charbonniers) jusqu’au chantier. Le modèle initial de notre église est sans doute la cathédrale d’Embrun et plusieurs éléments nous le rappellent : le réal, les travées de plan carré, le chevet de plan carré, le portail jumeau sur le goutterot sud, les arcatures lombardes.
Le clocher en revanche est complètement atypique et il est fort probable qu’il n’est jamais été achevé soit pour des raisons financières, soit parce que déjà l’édifice présentait des problèmes de stabilité. Quoiqu’il en soit sa forme de guérite servait autrefois de poste de garde pour un guetteur qui surveillait la nuit d’éventuels début d’incendie. Dès l’abord, on remarque le très beau cadran et son inscription « toutes blessent… la dernière tue ».
Trois portails : un sur le mur du fond, deux sur le mur latéral sud. Pour l’anecdote, le double portail est une des caractéristiques des plus sujettes à interprétation – on dit que ce fut un rituel lors des inhumations – Le cercueil était passé par une porte et après l’office ressortait par l’autre qui symbolisait l’entrée au paradis. C’est une interprétation fort sympathique, et de tout repos, mais qui n’a aucun fondement.
Au cours de la seconde guerre mondiale, à la libération en 1944, à la suite d’un bombardement, le feu prit à la pointe du clocher, dont la flèche fut brûlée entièrement, ainsi que la charpente et la couverture de l’église, les deux cloches de bronze fondirent.
En 1962, les Beaux Arts font reconstruire le clocher en bois de mélèze tel qu’il était à l’origine, clocher et couverture sont recouverts en ardoise.
En 1964, la municipalité fait placer deux cloches, l’une baptisée Cordier et l’autre Barberoux et une horloge.
De 1965 et 1971, les Beaux Arts exécutent les gros travaux : charpente, façades, planchers, malheureusement les dommages de guerre étant épuisés, on arrête les travaux.
Il restait donc à faire la remise en état de l’intérieur, ceci fut l’œuvre avec l’approbation des Beaux Arts, d’une équipe de paroissiens, curé en tête. A noter que l’autel principal, fabriqué par une entreprise du Villard est recouvert d’un drap brodé d’or.
- Une seule nef
- Les chapiteaux sculptés des piliers et les culots des voûtes ornés de masques aux angles de la nef
- Le retable de style italien
- Plusieurs tableaux portant la signature de peintres de chez nous : Clément, Laurent, Ollagnier…
- Dans le chœur, le tableau représente l’Assomption de la Vierge, au bas Saint Sébastien et Saint Roch.
- Deux petites chapelles latérales : une dédiée à la Vierge, l’autre à Saint Laurent.
- De chaque côté du chœur, deux petits autels : l’un dédié à Saint Joseph, l’autre à Saint Eloi.
- Sur la paroi de droite : un reste de peinture murale, un moine Saint Antoine et un Martyre Saint Laurent.
- A noter une plaque en cuivre qui mentionne : « Le 6 Décembre 1747 la prévôté d’Oulx a donné à cette communauté, en emphytéose perpétuelle, les dîmes de ce lieu, d’après la concession apostolique bulle en vigueur 9 Mai 1748 ».
Dès lors l’église de Villard saint Pancrace fut affranchit de la dîme, en compensation de l’entretien et du gardiennage du bâtiment. Au fond bien évidemment la cure baptismale taillée dans une seule pierre, ainsi que le bénitier.
Malheureusement ce monument historique d’une grande beauté présente des fissures inquiétantes, importantes et pas faciles à interpréter malgré toutes les études entreprises depuis 1995.
Toujours est-il qu’il a fallu supprimer les dispositions vicieuses de la charpente dans un premier temps. C’est pourquoi d’importants travaux ont commencé depuis le ……
Avec la construction d’un échafaudage monumental, venu tout droit d’Allemagne, et la pose d’un toit en tôles ondulées provisoires, permettant aux ouvriers de travailler à l’abri et à l’édifice de ne pas subir les caprices de la météo.
C’est vers la fin Juin 2003 que l’ensemble de cette première tranche des travaux sera terminée, l’église retrouvera toute sa grandeur et sa beauté.
La chapelle Saint Pancrace

La Chapelle de Saint Pancrace, blottie contre la montagne de Pied Sec, à l’orée du bois, est juchée sur une butte de laquelle on aperçoit le Briançonnais jusque dans ses profondeurs. Elle protége le Villard et les paroissiens, dont elle a servi d’église paroissiale jusqu’à 1542, date à laquelle fut construite l’église actuelle du village. Déjà une charte de l’abbaye d’Oulx, en 1148 la mentionne comme un lieu de pèlerinage très fréquenté. Encore aujourd’hui, se perpétue, la neuvaine dédiée à Saint Pancrace (12 au 20 Mai). Une nombreuse assemblée de fidèles, venue de tous les coins du secteur paroissial, participe avec ferveur à cette neuvaine, dont le point culminant est le Dimanche de Saint Pancrace, fête Paroissiale et patronale du village. C’est semble t-il la seule neuvaine encore pratiquée de nos jours dans le secteur paroissial. Raison de plus et suffisante pour faire vivre et maintenir une pratique religieuse qui a tout son sens encore aujourd’hui…
Chapelle Saint Pancrace
La chapelle est décorée de fresques restaurées en 1975 par les Beaux-arts, relatant la vie de Saint Pancrace.
Pancrace, né vers l’an 289, de famille noble et riche, habitait la Phrygie (Turquie). Orphelin tout jeune, il fut confié à son oncle Denis, chez qui il grandit. Ils vinrent tous deux à Rome en voyage. Les chrétiens d’alors fuyaient la persécution et vivaient dans les catacombes. La Sainteté de leur chef, le Pape Saint Marcellin était si grande qu’elle parvint jusqu’à Denis et Pancrace. Lesquels eurent envie de le rencontrer et d’être instruits par lui. Ils se convertirent à la foi de Jésus. Denis, peu de jours après mourut, et Pancrace fut pris. On savait qu’il était de sang noble et riche. On l’amena chez l’empereur Dioclétien, lequel tâcha par de belles paroles de le ramener aux Dieux Romains. Pancrace lui répondit simplement qu’il aimait son Seigneur et Dieu des chrétiens et que rien ni personne ne le ferait renoncer à Jésus. L’empereur offensé par une telle insolence commanda de lui trancher la tête. Octavie, emporta son corps qui fut embaumé et mis dans un sépulcre le 12 Mai de l’an 304.
Dès lors son rayonnement fut grand. Une église à Rome porte son nom, et la porte, anciennement appelée Aurélie, se nomme depuis Saint Pancrace. Déjà Saint Grégoire Pape (540-600) parle de sa relique et Saint Grégore, Evêque de Tour (538-594) dit qu’elle fut apportée en France. Les miracles devinrent nombreux, notamment le miracle perpétuel : celui qui faisait un serment solennel en l’église de Saint Pancrace, s’il parjurait, était frappé de mort sur place.
Dans l’histoire du Diocèse d’Embrun, écrite par Albert en 1783, on lit : « A Villard Saint Pancrace, il y a une chapelle, sous le vocable de Saint Pancrace on y accourt de partout pour obtenir les grâces dont on a besoin. Les infirmes s’y font transporter et beaucoup ont été miraculeusement guéris. Aujourd’hui de nombreuses béquilles, accrochées aux murs, témoignent de ce passé et prouvent la vérité de ces écrits. Saint Augustin, alla prêcher le christianisme aux anglais, emporta les reliques de Saint Pancrace et l’église à Canturberry est dédiée à ce Saint.
Peut-être que ces quelques lignes, succinctes vous permettront de découvrir Pancrace, jeune martyre de l’église et vénéré, non seulement dans notre région, mais partout dans le monde et dont le rayonnement nous atteint toujours.
Texte écrit par Jean-Paul Fine.
Origine des noms
Au IVème siècle, avec l’implantation du christianisme, les noms de famille de l’époque romaine sont abandonnés et les gens ne s ‘appellent plus que par leur prénom suivi d’un qualitatif et un surnom indiquant un métier, un lieu, une partie de l’habitation, une caractéristique physique ou morale…..
ARDUIN : forme occitane de Hardouin, nom d’origine germanique composé de « hard » pour « dur » et de » win » , ami .
ARNAUD : issu d’un prénom germanique composé de « arn » forme contractée de « arin », aigle et de « aud », déformation de « waldan », gouverner.
AUGIER : vient du nom de personne d’origine germanique Auger , forme de Adalgari « Adal » , noble et « gari » prêt.
AYMAR(d) : du nom de personne d’origine occitane « Heimard » composé de « heim » , maison et de « hard » dur -fort.
BARNEOUD : composé de « barn », variation de « bern », ours et « oud » variante de « wulf » loup.
BOREL : nom de baptême puis surnom issu d’un nom de métier. En occitan le mot « boreu » désigne le bourrelier, c’est-à-dire celui qui fabrique les harnais et les colliers des bêtes de trait.
CHANCEL : vient du latin « cancellus », grille/ clôture. Désigne une maison fermée par une grille ou une clôture.
CLEMENT : du latin « clemens-entis » porté par de nombreux papes.(Clément 1er aurait été ordonné par Saint Pierre.
COLOMBAN : dérivé de « colombus » celui qui apporte la paix ; saint irlandais au VIème siècle.
FAURE : issu de l’occitan « fabre/faure » pour « forgeron ».
FINE : nom qui signifie en occitan « délicat/subtil ». C’est le surnom d’un homme avisé.
LAURENT : issu du nom de baptème dérivé du latin « laurus », lautier avec le suffixe « -entius » indiquant la propriété.Ce nom devait, à l’origine , être attribué aux athlètes dont la récompense étaient des lauriers.
LEAUTHAUD : vient du nom de personne germanique « leotwald » composé de « Leot » , peuple et « wald » gouverner.
NICOLAS : issu du grec « nicolaus » composé de « nike », victoire et « laus », peuple.
OLLAGNIER : de l’occitan « aulanhier » pour noisetier.
PONS : du latin « pontius » popularisé par St PONS martyrisé près de Nice au IIIe siècle.
REY : forme occitane de roi, dignité ou vainqueur de certains jeux.
ROUL : issu du prénom germanique Rodulphe (hröd « gloire » et (w)ulf « loup ») ce nom est apparu dans la commune au XVIème siècle lorsque les noms latins ont été traduits en français. Les Rodulphus avaient le choix entre Rodulphe, Raoul, Roul ou Roux qui ont une origine commune.
THOMET : variation de Thomas, nom biblique ayant pour sens « jumeau ».
TRAVAIL : issu du surnom donné à une personne laborieuse et sans doute fatiguée.
TURIN : peut représenter « originaire de Turin » ou abréviation de Mathurin dérivé de matutus , mûr .
Villar(d/s) et son doublon dialectal occitan Viérar/Viara mais aussi, selon les lieux, Vialar/Vielar/Viala, désigne dans les Hautes-Alpes le hameau principal de la communauté alias commune après la Révolution.
C’est un élargissement du latin VILLA + suffixe ARE < ALE apparu au VIe siècle. VILLARE désigna d’abord un simple lieu-dit objet de défrichement, en général rattaché à un domaine, puis un lieu habité, enfin un hameau. Atlas II. Le mot s’est fixé dans la toponymie locale au sens de hameau au Haut Moyen Âge, et, dans la région de hameau principal d’une communauté. Ce qui indique au passage l’époque de la structuration de la communauté et de l’habitat. Plusieurs Villar(d) dans la région n’ont pas de D final - Villar-d’Arêne, Villar-Saint-Pancrace, c’est l’orthographe étymologiquement correcte.
Ayes vient d’un mot occitan signifiant haie, hauteur boisée, du francique HAGJA = haie. Certains Ayes peuvent être rattachés au type AYÉ = érable de montagne < latin classique ACER = érable
Clot de … / Les Clots . À ne surtout pas confondre avec Clos, avec un "s" dont l’étymologie est différente. Les orthographes étant souvent fluctuantes, la confusion est localement possible. De nombreux lieux-dits dans la vallée et ailleurs portent ce nom, Clot ou les Clots, avec un "t", clotet.
Clot provient d’un terme pré-latin KLOTT, d’origine indéterminée, désignant un replat (sur un versant), un terrain plat, voire en léger creux.C’est un mot occitan encore usité pour plat.
La commune située dans le Briançonnais au carrefour de quatre vallées bénéficie de conditions climatiques exceptionnelles : air sec, ensoleillement et lumière vive. Le centre météo, un centre Européen Médical Bioclimatique de Recherche et d’Enseignement Universitaire (C.E.M.B.R.E.U), 2 maisons d’Enfants à caractère climatique sont installés sur son territoire.
La richesse des alpages
Le Bois des Ayes représente une des forêts les plus élevées de France culminant à plus de 2000 mètres , couvrant près de 400 hectares une des plus belle cembraies d’Europe comportant une proportion importante d’arbres âgés.
Située entre les torrents de l’Orceyrette et des Ayes , elle s’est développée sur de fortes pentes à l’ubac. Aimant le froid, l’air sec et la lumière vive, le mélèze colonise pâturages, éboulis et coulées d’avalanches, se cantonnant de préférence dans les ubacs où il peut atteindre l’âge de 500 ans. Grâce à sa résistance à la dessiccation et au gel (il supporte une température de – 42°C) et sa prédilection pour les sols médiocres, le pin cembro, appelé également arole, pousse plus haut. Des arbres isolés ont été recensés jusqu’à 2 600 mètres dans le Briançonnais.
L’arole au bois blanc et rosé, très homogène, léger et assez tendre, étant préféré pour la sculpture au couteau ou à la gouge qui caractérise le meuble queyrassin. Il lui faudra une cinquantaine d’années pour devenir un arbre de deux mètres de hauteur et deux à trois siècles de plus pour atteindre vingt à vingt-cinq mètres ! Certains aroles peuvent dépasser 400 ans et présentent souvent des formes particulières en candélabre où s’installent de nombreux lichens. Le pin cembro a longtemps été éliminé au profit du mélèze afin de gagner des pâturages en sous-bois. Par son étendue et la présence d’un grand nombre d’arbres âgés et d’espèces animales ou végétales rares, la cembraie des Ayes constitue un patrimoine forestier exceptionnel.
L’avifaune est remarquable. 10 espèces sont menacées ou inscrites à la Directive Oiseaux, dont 7 nicheurs en réserve. Il s’agit de la chevechette d’Europe (une des densités les plus importantes d’Europe avec 10 couples environ), de la chouette de Tengmalm (la plus importante population connue des Hautes Alpes, plus de 4 couples nicheurs), du tétras lyre (plus de 10 couples nicheurs), de l’Aigle royal (un couple nicheur), de l’Alouette lulu (rare), du Pic noir (très fréquent) et du Tarin des aulnes (rare). Trois autres espèces sont de passage ou hivernent sur la réserve, il s’agit de la Bondrée apivore (1 à 10 individus) du Circaète Jean le Blanc (rare) et de la Niverolle alpine (rare). Le casse-noix présent sur la réserve joue un rôle important dans la dissémination des graines de pin cembro.
En 1990, sous la pression des associations de protection de la nature et de la mairie de Villard Saint Pancrace, l’Office national des forêts la classa « réserve biologique forestière dirigée ».
Le Briançonnais et les vins de Provence Alpes Côtes d’Azur
Pour prolonger la découverte du patrimoine naturel du Briançonnais et de ses paysages d’altitude, l’art de vivre local s’exprime aussi à travers la table, où les accords et les contrastes prennent tout leur sens. Après les forêts d’altitude, les alpages et la richesse de l’avifaune, une parenthèse plus gourmande peut venir compléter l’expérience, en faisant le lien entre la montagne et des terroirs plus méridionaux. Dans cette continuité, les vins de Provence Alpes Côtes d’Azur apportent une signature méditerranéenne intéressante, avec des profils ensoleillés et aromatiques qui contrastent avec la fraîcheur des sommets et se prêtent très bien aux moments de partage, en famille ou entre amis, au retour d’une randonnée ou lors d’un séjour au calme.
Pour offrir cette découverte de façon simple et sans risque d’erreur, l’entreprise Cadeau Vin, via son site cadeau-vin.com, met à disposition des bons cadeaux spécialement pensés pour les amateurs de vin. L’intérêt est de pouvoir faire plaisir sans avoir à choisir une bouteille précise, tout en laissant à la personne la liberté d’explorer selon ses goûts, son niveau de connaissance et l’occasion. Qu’il s’agisse de s’initier aux rosés provençaux fruités, de s’orienter vers des rouges plus structurés ou de privilégier des blancs plus frais, cette approche facilite l’accès à des univers variés et encourage la dégustation comme un moment convivial. Avec une présentation soignée, une offre lisible et une logique orientée expérience, l’entreprise se positionne comme un point d’entrée fiable pour trouver une idée cadeau autour du vin, adaptée aussi bien aux curieux qu’aux passionnés, et cohérente avec une découverte globale du territoire et de ses plaisirs.



